Pendant la campagne, Macron était contre la limitation de vitesse à 80 km/h

LE SCAN POLITIQUE – Interrogé lors de la campagne, le candidat avait affiché son scepticisme vis-à-vis de l’abaissement généralisé à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires que le gouvernement doit désormais entériner.




Le gouvernement doit annoncer mardi l’abaissement de 90 km/h à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, une mesure contestée mais qu’il juge indispensable pour endiguer la hausse de la mortalité routière. «Si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j’accepte de l’être», a indiqué le premier ministre Edouard Philippe dimanche dans le JDD, à deux jours d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) qui doit entériner la mesure.



Emmanuel Macron, lui, n’a pas toujours été en faveur de cette mesure. Interrogé pendant la campagne présidentielle par un groupe de scientifiques et de responsables associatifs, le candidat Macron avait affiché son scepticisme. «En France, les vitesses sont “impaires”: 30, 50, 70, 90, 110, 130, écrivait le candidat dans sa réponse, exhumée par Libération. Cela participe de leur lisibilité […]




Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édifice.» A la diminution des limites de vitesse, le candidat d’En Marche! privilégiait les contrôles et l’entretien des routes, tout en souhaitant faire de la sécurité routière une «priorité».

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Seuls deux des candidats interrogés, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, s’étaient engagés à diminuer la vitesse limite sur le réseau secondaire.